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Perdre son site deux fois : l'histoire d'une commerçante lilloise

Publié le · Gaëtan Dammaretz

Une commerçante et un artisan du web regardent ensemble un écran et des documents imprimés, à la table d’une arrière-boutique.

Une commerçante de la métropole lilloise a signé avec moi cette semaine. Je ne dirai pas qui, pas encore. Son site n'est pas en ligne, et je trouve normal qu'elle le découvre avant tout le monde.

Mais il y a quelque chose dans son histoire que je veux raconter tout de suite, parce que je l'entends souvent et que ça empêche des gens d'avancer.

Deux sites, deux disparitions

Elle en est à son troisième site. Les deux premiers ont disparu. Pas par accident technique, pas par incendie dans un local serveur : simplement parce qu'ils ne lui appartenaient pas. Chaque fois que la relation avec le prestataire s'est arrêtée, le site s'est arrêté avec.

Mettez-vous à sa place une seconde. Vous avez payé, deux fois. Vous avez fourni vos photos, vos textes, votre temps, deux fois. Et deux fois, il n'est rien resté.

Ce qui arrive après deux fois

Il arrive une chose très saine : vous ne croyez plus personne.

Quand je lui ai dit que le site serait à elle, elle ne m'a pas remercié. Elle a trouvé ça louche. C'est la réaction la plus normale du monde, et honnêtement, c'est celle que j'aurais eue.

Ce qui l'a convaincue, ce n'est pas ma parole. Ce sont les conditions de vente, lues posément, ligne par ligne, avec le temps qu'il fallait. Ce qui est écrit engage, ce qui est promis à l'oral ne vaut rien, et je préfère cent fois qu'on me lise plutôt qu'on me croie.

La différence tient en une ligne

Le nom de domaine sera enregistré à son nom. Pas au mien.

C'est une ligne dans un formulaire, ça prend trente secondes, et c'est toute la différence entre un site que vous possédez et un site que vous louez sans le savoir. Le jour où elle ne voudra plus travailler avec moi, elle partira avec son adresse, ses contenus et ses clients. C'est le but.

Pourquoi je vous raconte cela maintenant

Parce que vous êtes peut-être dans sa situation. Vous avez déjà perdu un site, ou vous avez peur d'en perdre un, et cette peur vous fait repousser le projet d'année en année.

Ce n'est pas une fatalité, et ce n'est pas une question de chance dans le choix du prestataire. C'est une question de ce qui est écrit, et de qui est inscrit où. C'est la règle que j'applique sur tous les sites que je crée, sans exception.

Son site sera en ligne d'ici la fin du mois. Je vous le montrerai, avec son nom et son accord, dans un prochain article.

Pour aller plus loin

Trois articles qui complètent celui-ci.

Vous avez déjà perdu un site ?

Ou vous n'êtes pas certain de posséder celui que vous avez ? Écrivez-moi. On regarde ensemble à quel nom sont vos affaires, sans que cela vous engage à quoi que ce soit. Si tout est en ordre, je vous le dirai et ça s'arrêtera là.